vendredi 13 août 2010

Les étapes de l'installation

Reprenons le fil de l'histoire...

Janvier : premier contact à la Chambre d'Agriculture

La première étape à réaliser dans le parcours d'installation, lorsque l'on souhaite bénéficier des aides à l'installation pour les jeunes agriculteurs, est de prendre rendez-vous au Point Info Installation de la Chambre d'Agriculture.

Lors de ce rendez-vous, on nous explique le déroulement des démarches à effectuer jusqu'à l'installation et on nous informe sur les aides auxquelles on peut prétendre. On nous remet également un formulaire d'auto-diagnostic à remplir pour le rendez-vous suivant (CEPPP).

Janvier-Février : premières rencontres avec les maraîchers environnants

Parallèlement, nous avons commencé à nous constituer un réseau, afin d'avoir des relations de bon voisinage, voire d'amitié et de coopération avec les quelques rares gaulois résistants ayant choisis de travailler la terre aux alentours de chez nous (Pierre, Bertrand, puis plus tard Cyril), mais aussi certains producteurs qui sont installés un peu plus loin dans la région.

Nous avons rencontré Daniel Vuillon (créateur des AMAP en France) au SIVAL à Angers, qui nous a mis en relation avec un réseau d'AMAP en Aquitaine. Nous avons pu participer à une rencontre de ce réseau regroupant des coordinateurs d'AMAP et des jeunes installés via les réseaux d'AMAP.

Nous avons également étés accueillis par Grégory et Marie, qui font référence en maraîchage bio en Gironde, et chez qui Fanny est ensuite partie faire un stage. De son côté, Adrien a postulé sur un poste d'ouvrier agricole chez d'autres maraîchers bio du Médoc, où il a finalement été embauché.

On rejoint ici la deuxième étape officielle de la Chambre d'Agriculture...


Février : le rendez-vous au Centre d'Élaboration du Plan de Professionnalisation Personnalisé

Deux conseillères de la chambre d'agriculture ont travaillé avec nous sur l'auto-diagnostic déjà rempli, afin de réaliser le Plan de Professionnalisation Personnalisé (PPP).

Il faut savoir que même lorsqu'on monte un projet commun, chacun monte un dossier différent, pour le PPP et pour la suite, jusqu'à la validation de l'installation.

Le PPP permet de faire le point sur l'avancement du projet, la formation et l'expérience professionnelle déjà acquises, et les compétences à acquérir afin d'être capable de gérer sa propre exploitation. Auparavant, un stage de 6 mois dans une exploitation agricole était obligatoire avant de pouvoir s'installer. Maintenant, il est possible de moduler en fonction de l'expérience que l'on a.

Nous avons choisi de réaliser l'équivalent d'un stage 6 mois : stage de 5 mois pour Fanny, et salariat de même durée pour Adrien, dans deux exploitations différentes.

En plus de ce complément d'expérience pratique, un petit stage collectif de 21 h est obligatoire. Nous en reparlerons plus tard.

Avril-août : un peu de pratique chez les maraîchers

Adrien a donc été embauché comme ouvrier agricole chez Marie-Noële à Saint-Vivien de Médoc et Fanny est partie en stage chez Grégory et Marie à Naujac sur Mer.

Les deux exploitations sont très différentes. A Naujac, les terres ressemblent beaucoup à ce que l'on a au Haillan, puisque ce sont des sables plus ou moins noirs, alors qu'à Saint-Vivien, ce sont des terres très argileuses de bord de Gironde.

Marie-Noële cultive sur buttes, beaucoup sous tunnels nantais, et à peu près tout le sol est bâché. Chez Grégory et Marie, les cultures sont sur planche, une partie est en plein champ et l'autre sous grands tunnels froids.

La taille et la gestion de l'exploitation sont également très différentes. Là où travaille Fanny, le maraîchage est la seule activité, et la gestion du personnel est familiale. Là où travaille Adrien, le maraîchage ne représente qu'une partie de l'exploitation : une grande partie est en céréales, cultivée par Pierre, et Elodie, fille de Pierre et Marie-Noële, qui a son atelier de boulangerie à la ferme. Il y a d'avantage de personnel qu'à Naujac (surtout en été).

Les deux exploitations sont en maraîchage diversifié orienté vers la vente directe, mais Marie-Noële vend essentiellement sur les marchés (une dizaine par semaine en été) et un peu en paniers AMAP, alors que Grégory et Marie vendent essentiellement en AMAP (toute l'année), mais aussi sur 2 marchés en été, et la vente à la ferme est en train d'être développée. Ils ne vendent que leurs propres légumes, alors que Marie-Noëlle doit compléter ses marchés auprès d'un grossiste bio.

Enfin (il y aurait d'autres choses à dire, mais il faut bien un "enfin"), Grégory et Marie sont spécialistes de l'asperge alors que Marie-Noële est réputée pour ses melons.

Deux expériences très différentes au final !




A suivre : la suite des étapes déjà réalisées ou en cours... l'achat des tunnels, le stage 21 heures, le diagnostic Jeune Agriculteur, la certification Bio, le Plan de Développement Économique (PDE)

1 commentaire:

  1. salut et bon courage a vous tous..... mais avant tout, bravo a vous....
    projet-creation34@hotmail.fr

    RépondreSupprimer